Le studio
Studio motion design : une équipe restreinte, un seul interlocuteur
Un studio de motion design se situe entre l'indépendant et l'agence : assez petit pour que la personne qui vous répond soit celle qui travaille sur votre projet, assez structuré pour tenir un calendrier et absorber une absence.
Cette page explique comment nous sommes organisés, ce que nous acceptons, ce que nous refusons, et à quoi ressemble concrètement le travail entre le premier appel et la livraison.
- Tarifs publics
- Fichiers sources inclus
- Commande en ligne, calendrier écrit
Ce qu'est un studio, et ce qu'il n'est pas
Un studio fabrique. Il écrit, dessine, anime, sonorise et livre. Il ne vend ni espace publicitaire, ni stratégie de marque, ni plan média — c'est le rôle d'une agence, et beaucoup de projets n'en ont pas besoin.
La différence avec un indépendant n'est pas la qualité du travail : d'excellents motion designers travaillent seuls. C'est la continuité. Un studio tient un calendrier même quand quelqu'un est malade, garde les fichiers organisés, et fait relire un script par une autre personne que celle qui l'a écrit. Cette relecture croisée est le principal apport du collectif.
La comparaison chiffrée entre les trois options figure sur la page motion designer freelance.
Les métiers réunis dans le studio
- Rédaction. L'écriture de scripts chronométrés, la reformulation d'un discours technique, la structure d'un module de formation.
- Direction artistique. Le style, la couleur, la typographie, le storyboard, et la cohérence de l'ensemble.
- Illustration. La fabrication des éléments vectoriels, pensés dès le départ pour être animés.
- Animation 2D. Le cœur du métier : rythme, courbes, hiérarchie du mouvement.
- 3D. Modélisation, matières, éclairage, rendu, pour les projets qui le justifient.
- Son. Direction de voix, ambiances, effets, mixage.
- Intégration web. La partie que beaucoup de studios n'ont pas : livrer des animations légères et les poser correctement dans une page.
Cette dernière compétence explique notre positionnement : nous travaillons surtout pour des éditeurs de logiciels et des produits techniques, où la vidéo finit sur une page web dont la vitesse compte.
À quoi ressemble une semaine de studio
Le lundi matin, les projets en cours sont passés en revue : ce qui a été validé, ce qui attend une réponse, ce qui bloque. Les créneaux d'animation sont réservés pour la semaine — l'animation est le seul travail qui exige de longues plages ininterrompues.
Le mardi et le mercredi sont les jours d'écriture et de direction artistique, parce que ce sont les jours où les clients répondent le plus vite : un script se valide mieux en milieu de semaine.
Le jeudi, les versions intermédiaires partent. Le vendredi est réservé aux finitions, au contrôle qualité et aux exports. Aucune livraison n'est faite un vendredi à dix-neuf heures : un fichier livré sans personne pour répondre aux questions est un fichier mal livré.
Ce rythme paraît anodin. Il explique pourtant une grande partie de notre régularité de délai.
Nos outils, et pourquoi ils ne devraient pas vous intéresser
After Effects pour l'animation et le compositing, Illustrator pour les éléments vectoriels, Cinema 4D et Blender pour la 3D, un espace partagé pour les fichiers et un outil d'annotation sur l'image pour vos retours.
Nous le mentionnons parce qu'on nous le demande, mais la liste des logiciels ne dit rien de la qualité d'un studio. Les questions utiles sont ailleurs : qui écrit, combien de séries de retouches sont incluses, à qui appartiennent les sources, et dans quel format l'animation sera livrée pour votre site. Les neuf critères de choix sont détaillés sur la page agence motion design.
Nos six engagements
- Un prix affiché et ferme, payé à la commande, puis un calendrier jour par jour.
- Les fichiers sources vous appartiennent, sans surcoût et sans condition.
- Une à trois séries de retouches incluses selon l'offre, sans aucune option payante.
- Aucune promesse de résultat chiffrée. Nous fournissons la méthode de mesure, pas une garantie de conversion.
- Une mesure technique avant livraison : poids, vitesse, lisibilité sur téléphone, comportement en mouvement réduit.
- Le droit de vous dire non. Quand un projet relève d'un indépendant ou d'un studio d'animation, nous le disons plutôt que de le prendre.
Pour qui nous travaillons
Nos projets viennent surtout de quatre familles d'entreprises. Les éditeurs de logiciels, qui doivent expliquer un produit invisible à des acheteurs pressés. Les start-up en levée de fonds, qui ont besoin d'une vidéo qui tienne devant des investisseurs. Les industriels, qui veulent montrer un mécanisme sans démonter la machine. Les organismes de formation, qui produisent des modules à mettre à jour régulièrement.
Le point commun de ces quatre profils : un sujet difficile à expliquer et un public qui n'a pas le temps. C'est exactement le terrain du motion design.
Ce que nous refusons
- Les projets sans écriture. « Animez juste ce texte » donne un résultat décevant dans 90 % des cas, et le décevant portera notre nom.
- Les délais qui suppriment une étape. Livrer une vidéo explicative en vingt-quatre heures signifierait supprimer l'animatique. Nos délais sont déjà courts ; en dessous, nous préférons refuser.
- Les promesses de performance. Nous n'écrivons jamais dans une vidéo un chiffre de résultat que le client ne peut pas prouver.
- Les comparaisons dénigrantes visant un concurrent nommé : c'est juridiquement risqué et commercialement contre-productif.
- Les projets à trois décideurs sans arbitre. Nous demandons qu'une personne tranche, sinon le calendrier n'a aucun sens.
Comment démarrer
- La commande en ligne. Vous choisissez l'offre au prix affiché et vous la payez. Aucun rendez-vous préalable.
- Votre brief, rempli en quelques minutes après le paiement : ce qui est difficile à faire comprendre dans votre produit. C'est le vrai début du projet.
- Une confirmation écrite sous 24 heures ouvrées, avec le périmètre, le calendrier jour par jour, la liste des livrables et les licences prévues.
- Trois heures de votre temps au plus, réparties sur les jours de production, pour les validations.
Vous hésitez entre une vidéo d'essai, trois capsules ou trois vidéos racontées ? La page tarif associe chaque usage à l'offre qui lui convient, avec son prix : le choix se fait en quelques minutes, sans rendez-vous.
Le vocabulaire de mouvement d'une marque
Une marque possède des couleurs, des polices et un logo. Très peu possèdent un vocabulaire de mouvement, et c'est pourtant ce qui rend une série de vidéos reconnaissable sans afficher le logo.
Ce vocabulaire tient en quelques décisions. Comment vos éléments entrent dans l'image : en glissant, en se dépliant, en se dessinant. Comment ils s'arrêtent : net, avec un léger dépassement, en se posant. Comment on passe d'une idée à la suivante : par une coupe franche, par un masque qui balaie, par une forme qui se transforme. Et quel est le tempo : lent et posé, ou vif et découpé.
Nous fixons ces choix au premier projet et nous les documentons. Les vidéos suivantes s'y conforment, ce qui donne une cohérence immédiatement perceptible et fait gagner du temps : les décisions de style ne sont plus à reprendre à chaque vidéo.
Le même vocabulaire sert ensuite à vos équipes pour les animations du produit lui-même. C'est la raison pour laquelle nos fiches techniques donnent les durées et les courbes en valeurs exploitables par des développeurs.
Comment nous avons fixé nos prix
Nos prix ne se calculent pas projet par projet : ils sont affichés, et chacun couvre un périmètre précis — le nombre de vidéos, leur durée, la voix off, les formats, les modifications et le délai.
Nous les avons établis à partir de nos temps réels de fabrication, avec une production outillée : bibliothèque d'animations éprouvées, gabarits, voix IA de très haute qualité, exports automatisés en 4K. Le socle qui fait la qualité — l'écriture, la direction artistique, le storyboard quand l'offre le comprend — reste fait à la main, vidéo par vidéo.
Si une vidéo nous demande plus de temps que prévu, c'est notre risque, pas le vôtre : le prix payé ne bouge pas.
Ce qui peut faire changer d'offre, c'est le périmètre : une durée plus longue, une voix off, un format de plus. Dans ce cas, vous choisissez l'offre qui le contient ; rien n'est chiffré à part.
Ce qui remplace le tournage
Dans une production vidéo classique, le tournage concentre la dépense et le risque : une journée de plateau, une équipe, un lieu, et pas de seconde chance. En motion design, cette journée n'existe pas. Ce qui la remplace tient en trois choses.
Le storyboard joue le rôle du repérage et du découpage technique : il fixe chaque plan avant qu'un euro de fabrication ne soit dépensé. Corriger un storyboard coûte une heure ; corriger un tournage coûte une journée entière.
L'animatique joue le rôle du montage provisoire : elle donne la vidéo complète, au bon rythme, avec des images encore grossières. C'est le seul moment où l'on peut encore tout changer sans dépenser.
La bibliothèque d'éléments joue le rôle du décor : une fois construite, elle se réutilise. Un plan supplémentaire dans une deuxième vidéo ne coûte pas ce qu'il aurait coûté dans la première.
C'est ce qui rend le motion design moins risqué qu'un tournage pour un produit qui évolue : on peut refaire un plan sans remobiliser personne.
Si vous n'avez jamais commandé de vidéo
C'est le cas de la moitié des entreprises qui nous écrivent. Quatre repères suffisent pour ne pas se tromper.
- Ne commencez pas par la durée ni par le style. Commencez par la phrase que le spectateur doit pouvoir répéter après avoir vu la vidéo. Tout le reste en découle.
- Ne comparez pas deux prix à périmètre différent. Un prix deux fois plus bas signale presque toujours une étape absente — l'écriture, l'animatique, ou les séries de retouches.
- Prévoyez vos disponibilités de validation avant de signer. C'est la première cause de retard, et elle vous appartient entièrement.
- Demandez les fichiers sources par écrit. C'est ce qui vous rend libre pour les années suivantes, et cela ne devrait jamais être une option payante.
Et si, à la lecture de votre brief, il apparaît qu'une autre formule répond mieux à votre besoin, nous vous le dirons. Une page d'accueil confuse ne se répare pas avec une vidéo : elle se réécrit d'abord.
Questions fréquentes
Questions fréquentes sur le studio
Quelle est la différence entre un studio et une agence de motion design ?
Le studio fabrique : écriture, direction artistique, animation, son. L'agence ajoute la stratégie de marque, parfois l'achat d'espace et la coordination de plusieurs prestataires. À livrable égal, le studio est généralement 20 à 30 % moins cher.
Combien de personnes composent le studio ?
Une équipe restreinte, complétée par des spécialistes réguliers pour la 3D, la voix et la musique. Sur votre projet, trois à quatre personnes interviennent, mais vous n'avez qu'un seul interlocuteur.
Travaillez-vous dans toute la France ?
Oui, et à l'étranger. La quasi-totalité de nos projets se déroulent à distance, sans perte de qualité : l'organisation est décrite sur la page motion design en ligne.
Acceptez-vous les petits budgets ?
Oui, et nous avons même prévu une porte d'entrée : une seule vidéo avec voix off, de 33 à 83 € HT selon sa durée, pour juger notre travail avant de commander une formule. Le périmètre doit simplement correspondre au prix : une capsule de quinze secondes est un projet sérieux à 33 € HT, une vidéo de trois minutes ne l'est pas. Nous le disons avant, pas après.
Pouvez-vous former notre équipe interne ?
Oui, par ce que nous livrons : les fichiers sources, les conventions de fichiers et une fiche technique avec les polices, les couleurs et les courbes d'animation. Votre équipe reprend ainsi les formats courants, et nous confie les vidéos plus lourdes.
Signez-vous un accord de confidentialité ?
Oui, avant l'envoi de votre brief si vous le souhaitez. Les projets non annoncés ne figurent nulle part tant que vous ne l'avez pas autorisé par écrit.
Comment garantissez-vous la continuité en cas d'absence ?
Les projets sont documentés et les fichiers organisés selon une structure identique pour tous : une autre personne du studio peut reprendre un projet en cours. C'est le principal avantage du studio sur l'indépendant.
Puis-je voir des projets réalisés ?
Oui. L'accueil présente les vidéos livrées à nos clients, logiciels, applications et objets 3D, ainsi que la bande démo du studio. Regardez-les en entier : un studio sérieux se juge sur des vidéos complètes, pas sur trois secondes de montage.
Travaillez-vous avec des agences ?
Oui, en sous-traitance de production, avec une répartition des rôles écrite au démarrage. C'est un mode de travail courant et sain, tant que l'interlocuteur du client final reste unique.
Quel est votre délai de réponse ?
Une réponse sous 24 heures ouvrées à toute demande, une confirmation sous 48 heures. Pendant un projet, les retours du chef de projet arrivent le jour même.
Faites-vous du tournage ?
Non. Nous intégrons des images filmées que vous fournissez ou qu'un partenaire réalise, mais la caméra n'est pas notre métier. Le dire évite des malentendus coûteux.
Proposez-vous un accompagnement après la livraison ?
Oui, sous la même forme que la première commande : une mise à jour de captures, de nouvelles déclinaisons ou une adaptation pour une campagne se commandent comme de nouvelles vidéos, au prix affiché. La direction artistique déjà fabriquée est réutilisée, et vous gardez de toute façon les fichiers sources.
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